Petit Palais
Vendredi 9 Janvier (Horaire en attente)
Tarif : 25 €
RDV : Avenue Winston Churchill 75008 PARIS
Métro : Lignes 1, 13 Champs-Elysées Clémenceau
Bus : 45 Concorde
Qui était-il ? Un peintre du nord sans nul doute. Mais quel bonheur de découvrir cet artiste qui nous fait partager sobrement son amour et son émerveillement pour les paysages grandioses de sa chère Finlande. Disciple de Gauguin, séduit par les audaces du japonisme, il retourne dans son pays après son apprentissage parisien et retrouve son « royaume » pour en devenir le chantre pictural. Rarement, en effet, élève et maître furent plus dissemblables. Venu puiser auprès de Gauguin technique et inspiration, Halonen semble avoir laissé derrière lui l'essence même de l'enseignement du maître. L'un, fasciné par l'exotisme d'une Bretagne encore sauvage et les chaudes couleurs des îles lointaines, l'autre retrouvant les forêts, les lacs enneigés de son enfance, ses plaines infinies. Le maître abandonnant femme et enfants pour s'adonner aux jeux troubles d'amours illicites, le disciple peignant dans sa maison-atelier, entouré de sa famille.
C'est là que nous le retrouverons, dans le grand salon où il travaillait, face à la grande verrière ouverte sur la nature.
Superbe, étonnante découverte que ce peintre de la neige.
(Conférencier du musée)
Petit Palais
Mercredi 14 Janvier à 12h30
Vendredi 16 Janvier à 12h30
Tarif : 25 €
RDV : Avenue Winston Churchill 75008 PARIS
Métro : Lignes 1, 13 Champs-Elysées-Clémenceau
Bus : 45 Concorde
De Greuze, nous connaissons quelques portraits jugés un peu mièvres, quelques scènes de genre grandiloquentes. Il est temps de changer notre regard sur cet artiste, adulé en son temps puis un peu oublié, qui, à sa manière participa avec audace à une révolution des codes et des attitudes à l'égard de l'enfant. Greuze fait en effet écho aux préoccupations des philosophes des Lumières. Les Diderot, Rousseau, Condorcet sont aux avant-postes, invitant leurs contemporains à redéfinir la place de l'enfant tant au sein de la famille que dans la société, appelant et rappelant aux parents leur responsabilité éducative.
Audacieux dans ses portraits d'enfants où il parvient à capter la profondeur psychologique de son modèle, Greuze n'hésite pas à aborder le thème – ô combien actuel – du consentement lorsqu'il s'intéresse à l'enfant au seuil de l'âge adulte, l'âge du basculement dans un autre monde. Quant aux scènes de genre, elles ne dépeignent pas toujours des familles aimantes et accueillantes. Elles sont aussi et trop souvent, le théâtre de désordres, de tensions où l'intime se mêle au tragique. Alors, cessons de considérer Greuze comme un aimable portraitiste de salon pour (re)trouver dans son œuvre une originalité et une modernité insoupçonnées.
(Conférencières Michèle Wursthorm/Anne Bruneau)
Musée Marmottan
Mercredi 21 Janvier à 12h20 et 13h
Vendredi 23 Janvier à 13h
Tarif : 27 €
RDV : 2 rue Louis Boilly 75016 PARIS
Métro : Ligne 9 La Muette
RER C : Boulainvilliers
Quelle étrange idée que cette exposition où le visiteur est invité à déambuler, l’œil ouvert et averti, parmi de beaux et belles endormis. Le sommeil reste un thème fascinant, inquiétant, créateur, insaisissable où l'innocence peut rencontrer la perversité, un thème qui libère et oppresse, qui accable ou qui fuit. Nos ancêtres se méfiaient de cet entre-deux et dormaient assis pour conjurer la mort. De Hypnos à Thanatos, il semble parfois n'y avoir qu'un pas. De l'innocence du sommeil de l'enfant aux rêves parfois terrifiants de l'adulte tourmenté en passant par le sommeil créateur de l'artiste inspiré, l'ambivalence est omniprésente. Le sommeil occupe un tiers de nos vies et, entre vulnérabilité et mystère, sérénité et repos éternel, il nous oblige à lâcher prise, emportés que nous sommes dans nos rêves et nos insomnies. Il fallait alors oser inviter tout à chacun à s'abandonner à ce monde incertain, ambigu, qui recèle et inspire tant d’œuvres profanes et religieuses.
Intimité, agonie, extase se côtoient dans plus de 80 chefs-d’œuvre qui vont de Corot à Redon, de Bonnard à Sorolla en passant par Goya et Lotto. Un voyage au pays des rêves et des mystères de l'âme.
(Conférenciers de L’Échappée Belle)
Vendredi 30 Janvier à 9h45- 11h45- 15h45
Tarif : 17 €
RDV : 4 villa Seurat 75014
Métro : Ligne 4 Alésia
Bus : 38 Porte d’Orléans
Ce sera pour nous un retour à la « Villa Seurat » dans ce XIVème arrondissement qui accueillit à partir de 1925 nombre d'artistes du Mouvement Moderne à la recherche d'un Montparnasse plus accessible. Pour les cent ans de sa construction c'est une pimpante « vieille dame » qui nous accueille, tout juste restaurée et d'une incroyable modernité. L'architecte André Lurçat construisit pour son frère Jean, ce bijou d'architecture moderniste. Jean, l'artiste touche à tout, y vivra quatre décennies aux côtés de trois épouses successives, faisant de cette demeure son atelier et attirant dans le quartier quelques grands noms de l'époque.
On y croise Antonin Artaud, Chaïm Soutine, Chana Orloff, Henry Miller.
Quant à André, l'architecte, il fut proche de Le Corbusier, Perret, Mallet-Stevens, pratiquant le jeu des volumes, la sobriété des façades, l'ouverture de larges baies vitrées. Ces principes sont superbement valorisés dans cette maison-atelier.
Surtout connu et reconnu pour ses cartons de tapisseries, Jean Lurçat s'adonna également à l'art du vitrail, de la peinture, de la céramique et sa maison toujours « habitée » par ses œuvres rend hommage à son immense talent. Émouvante, cette œuvre totale et intime, restaurée sous la direction de Michel Wilmotte, témoigne de l'univers de deux frères dont les talents se nourrissaient mutuellement.
(Conférenciers du lieu)
Musée de la Marine
Mercredi 4 Février à 10h45 et 11h
Vendredi 6 Février à 10h45
Tarif : 18 €
RDV : Palais de Chaillot 17 place du Trocadéro 75016 PARIS
Métro : Lignes 9 : Trocadéro
Bus : 32 : Trocadéro
Magellan....une exposition qui change nos habitudes ! Ne vous attendez pas à visiter tranquillement, un musée bien rangé, bien étiqueté avec vitrines, tableaux et objets divers.
Non, cette fois, nous vous invitons à « plonger » dans l'une des plus grandes épopées maritimes de l'histoire, à travers une exposition « immersive » qui vous embarque pour un périple où se mêlent découvertes, exploits et zones d'ombre.
L'histoire de cette odyssée fantastique vous l'avez lue, imaginée sans la vivre vraiment et voilà que l'on vous propose d'affronter les tensions, les violences, les espoirs, les découvertes, les émerveillements de ces équipages partis à la conquête des océans, par un parcours immersif jalonné de projections géantes, de décors évocateurs, de récits incarnés. Parti de Séville en 1519 avec une flotte de 5 navires et 237 hommes pour rallier par l'ouest l’île aux épices, Fernand de Magellan ne vécut pas la fin de ce premier tour du monde par les mers. Seuls quelques survivants purent témoigner à leur retour de ce qui fut et reste le plus grand exploit maritime de tous les temps. Comment appréhendons-nous aujourd'hui ce voyage qui ouvrait la voie à la une colonisation des terres lointaines et à une mondialisation qui bouleversera et bouleverse encore nos équilibres géopolitiques ? La réponse vous attend au Musée de la Marine.
(Conférencier du musée)
Musée des Arts Décoratifs
Mercredi 11 Février à 10h45
Vendredi 13 Février à 10h45
Tarif : 20 €
RDV : 107-111, rue de Rivoli 75001 PARIS
Métro : : Ligne 7 Palais Royal – Palais du Louvre
Bus : 39
Pour fêter les cent ans d'une vieille dame toujours aussi séduisante, raffinée, élégante qu'à ses débuts, le MAD propose un merveilleux voyage au cœur de la création des Années Folles. Rien n'a été négligé pour nous accompagner dans ce parcours sensoriel qui célèbre un style audacieux et résolument moderne, pas même le mythique Orient-Express passé et futur qui investit la nef du musée et nous accueille spectaculairement pour ce fascinant voyage.
Cent ans après l'exposition qui propulsa l'Art Déco sur le devant de la scène, voilà que nous retrouvons ces matières somptueuses, ces formes stylisées, ce savoir-faire d'exception qui sont le dénominateur commun des œuvres présentées. Palissandre, galuchat, ivoire, soie, laque, ébène, des matières précieuses et sensuelles, une abstraction géométrique qui allie modernité et raffinement, un foisonnement décoratif qui touche tous les domaines, un classicisme rigoureux qui privilégie la ligne, l'épure, la symétrie. Rien d'étonnant alors à ce qu'un Yves Saint-Laurent, un Jacques Grange se soient sentis en parfaite harmonie avec les Lalique, Ruhlmann, Poiret, novateurs créateurs d'un art marqué par la liberté du corps et de l'esprit.
Cent ans plus tard...quoi de neuf ? L'Art Déco qui nous séduit encore et toujours avec son « less is more ».
(Conférenciers du musée)
Mardi 3 Mars à 10h15
Mercredi 4 Mars à 14h15
Tarif : 16 €
RDV : 15 Avenue Montaigne 75008 Paris
Métro : Ligne 9 Alma Marceau Ligne1 Franklin Roosevelt
RER C : Pont de l’Alma
Bus 42
Après nous être régalés de cette formidable exposition Art Déco, sous toutes ses formes et expressions, ne serait-ce pas justice et justifié, de remonter aux sources et d'aller admirer ce qui fut, dès 1913, un des premiers édifices du patrimoine architectural contemporain à être classé Monument Historique. Il s'agit là, en effet, d'une des premières manifestations de cet Art Déco, issu de l'Art Nouveau, qui tel un adolescent, se démarque de son géniteur pour s'ouvrir à la nouveauté. Les grands noms de l'architecture et la décoration du début du siècle ont accompagné la naissance contestée, parfois même scandaleuse, de ce théâtre original. Pour cette première salle de spectacle construite en béton armé, Perret consent à transiger avec ses principes du béton nu et habille la façade de travertin. Des bas-reliefs allégoriques y sont intégrés, sculptés par Bourdelle, une coupole est élevée et décorée par Maurice Denis, Lalique se charge des luminaires et des vitraux. Pour ne citer que les artistes les plus connus. Tout ici reflète la nouveauté, le cadre et les œuvres musicales qui inaugurent avec fracas ce théâtre décidément différent.
Je laisse à notre ami-conférencier Maxime, le soin et le plaisir de vous faire découvrir ce lieu qui ne s'est jamais résigné à la banalité.
(Conférencier Maxime Paz)
Musée d’art et d’histoire du Judaïsme
Mercredi 4 Mars à 11h
Vendredi 6 Mars à 11h
Tarif : 18 €
RDV : Hôtel de Saint-Aignan71, rue du Temple 75003 Paris
Métro : Lignes 1 Rambuteau ou Hôtel de ville
La photographie serait-elle une histoire de femmes ? Si l'on se hasarde à chercher dans cette rubrique, elles sont là, nombreuses, célèbres ou méconnues, sages ou scandaleuses, artistes ou reporters. Des noms surgissent comme Dora Maar, Dorothea Lange, Gisèle Freund, Vivian Maier et parmi elles Denise Bellon dont la carrière semble se prolonger avec celle, cinématographique, de ses filles Yannick et Loleh.
Une première rétrospective de près de 300 œuvres photographiques, de lettres, vous invite à découvrir le parcours singulier, méconnu et somme toute exceptionnel, de cette pionnière du photo journalisme engagé. Elle naît à Paris dans une famille bourgeoise juive au début du XXème siècle pour ne tirer sa révérence qu'au seuil du siècle suivant. Elle traverse ces années avec une indépendance d'esprit, une curiosité pour « l'ailleurs », un regard vagabond pour l'insolite et le banal. La photographie est son moyen d'expression. Du Paris surréaliste aux Balkans en guerre, d'un mariage gitan aux rives de Djerba, elle a capté l'ombre et la lumière d'un XXème siècle fracturé. Elle restera, grâce à son audace et son courage le témoin vigilant de ce monde en mutation. À découvrir.(Conférencier du musée)
Mercredi 11 Mars à 9h45
Tarif : 12 €
RDV : 29 Bld Haussmann 75009 PARIS
Métro : Ligne 7 Chaussée d’Antin
Bus : 45 Chaussée d’Antin
Fondée en 1864 par un groupe d’industriels, la Société Générale devient au début du XXe siècle la première banque française. Un emplacement stratégique est choisi pour implanter son agence centrale à Paris : le boulevard Haussmann situé dans le quartier des affaires. Les travaux durent de 1906 à 1911. L’architecte choisi, Jacques Hermant, est un disciple de l’école de Nancy et s’intéresse à l’Art nouveau. Il modifie assez peu les façades extérieures mais, en revanche, crée, à l'intérieur des volumes et des décors tout à fait remarquables. Vous allez pouvoir admirer le grand hall avec sa coupole culminant à 23 mètres de hauteur et ses décors en ferronnerie ainsi que la salle des coffres avec ses 8134 compartiments et son impressionnante porte blindée, réalisée par la maison Fichet dans les forges du Creusot. Elle ne pèse pas moins de 18 tonnes ! Cette visite, exceptionnelle, commentée par l'historien de la Société Générale est possible grâce à un de nos adhérents. Elle ne sera malheureusement proposée qu'une seule fois pour un petit groupe. Ferez-vous partie de ces privilégiés ?
Mercredi 18 Mars à 9H45 et à 12h30
Tarif : 13 €
RDV : 6 Parvis Notre-Dame Place Jean-Paul II 75004 Paris
Métro Ligne 4 Cité ou Saint-Michel
RER B Saint-Michel - Notre-Dame
Bus : 38 (Cité-Palais de Justice)
Est-il nécessaire, ou même séant, de présenter ce grand vaisseau qui, au cœur de Paris, défie l'Histoire et ses vicissitudes. Notre-Dame a cependant bien failli disparaître. Qui ne se rappelle ce 15 avril 2019, jour funeste entre tous, lorsque incrédules, médusés, atterrés nous avons vu ployer puis s'effondrer la flèche de la cathédrale.
La France entière retenant son souffle. Il n'y avait plus de croyants et d'incroyants, d'anciens ou de modernes, de parisiens ou de provinciaux. Tout un pays, tout un monde, tout le monde se demandait si un jour le grand vaisseau reprendrait vie. L'impossible a été tenté et réussi ! Notre-Dame accueille à nouveau tout un peuple de pèlerins, de fidèles, de touristes, de curieux. Certains d'entre vous n'ont sans doute pas attendu pour franchir le grand porche de l'édifice, attirés, aimantés par ce prodige improbable. Mais il nous a semblé intéressant, peut être même nécessaire, d'aller au-delà du simple émerveillement personnel et de (re)visiter au sens fort du terme ce qui fut un chantier où se sont unies, retrouvées, conjuguées non seulement l'efficacité d'un magnifique savoir-faire mais aussi une force, une foi à soulever des madriers, à tailler dans la pierre, à relever des voûtes. Hilda saura nous conter l'histoire de cette résurrection qui va bien au-delà de la restauration d'un monument historique.
(Conférencière Hilda Biancardi)
Musée Galliera
Mercredi 25 Mars à 14h45
Vendredi 27 Mars à 14h45
Tarif : 25 €
RDV : 10, Avenue Pierre Ier de Serbie 75116 Paris
Métro ligne 9 Iéna ou Alma-Marceau
RER C Pont de l'Alma
Bus : ligne 32 Iéna
À l'heure de l'automatique, du dématérialisé, du cloud et de l'internet, il est encore un domaine où la main reste l'irremplaçable outil de l'homme. La main avec son intelligence, son habileté, sa délicatesse. La main qui œuvre, qui crée, qui se plie aux exigences les plus minutieuses. Je veux parler de la main de ces virtuoses d'un savoir-faire qui survit à tous les « gestes » de la robotique, à l'uniformisation de la production, à la dépersonnalisation de ce qui conçoit l'esprit humain. C'est pour rendre hommage à ces petites mains de la Haute Couture que le Musée Galliera nous propose cette exposition sur le savoir faire, un savoir-faire qui requiert la perfection du geste, une technique où la tradition le dispute à la nouveauté, une modestie où l'ego s'efface derrière la fierté de la belle ouvrage.
Plumassiers, brodeurs, paruriers, passementiers, teinturiers...petits métiers et grands savoirs qui gravitent autour des noms de la Haute Couture. Sans eux la création n'atteindrait pas la perfection du détail qui caractérise si bien le luxe à la française.
Le Palais Galliera a puisé dans ses riches collections pour redonner à ces « mains » la juste place qui leur revient. La fleur, qui de la dentelle de Chantilly au camélia de Chanel traverse styles et époques, est le fil conducteur de cet hymne à l'ornement, à la beauté, à l'Homme dans sa capacité à créer, à penser et à aimer.
(Conférencière Ingrid Held)