Mercredi 8 Avril à 13h45
Tarif : 26 €
RDV : Place du Panthéon 75005 Paris
Métro : Ligne 10 Maubert-Mutualité-
Ligne 7 : Place Monge
RER B : Luxembourg
Sur une frise chronologique qui retrace l'histoire de ce panthéon parisien, les dates et les couleurs se bousculent en un étonnant arc-en-ciel. Église, temple républicain, nécropole, cénotaphe, cet imposant bâtiment que tout un chacun reconnaît sans le connaître vraiment a traversé l'histoire de Paris et de la France, consacré à Dieu, aux hommes, aux héros, aux oubliés, héritier d'un antique polythéisme, voué à sainte Geneviève puis aux gloires de la République. Au gré des soubresauts de l'histoire la croix le dispute à la Renommée, les cercueils entrent pour parfois ressortir. Le lieu accueille savants, écrivains, militaires, politiciens, philosophes, révolutionnaires. On y repose, on s'y réfugie, on s'y bat, on y fait même des expériences scientifiques. Chaque époque y célèbre « ses grand-messes » qu'elles soient religieuses ou laïques. Improbable rassemblement que ces grands noms, ces grands oubliés d'une France multiple, toujours agitée par les soubresauts de son histoire. Une leçon assurément menée tambour battant par Hilda.
(Conférencier Hilda Biancardi)
Musée des Arts Décoratifs
Mercredi 29 Avril à 13h
Tarif : 28 €
RDV : 107-111, rue de Rivoli 75001 PARIS
Entrée par le Jardin du Carrousel
Métro : Ligne 7 Palais Royal – Palais du Louvre
Bus : 39
« Si on jouait pour de vrai… » auraient pu dire les enfants lorsque faisaient encore rêver princes et princesses. Nous avons oublié ces jeux de l'enfance mais un souffle de nostalgie semble doucement agiter nos mémoires engourdies. Nostalgie d'un temps où l'art de vivre à la française avait atteint sa forme la plus aboutie, la plus raffinée, la plus regardée par l'Europe entière. Talleyrand ne disait-il pas déjà au sortir de la Révolution « qui n'a pas vécu les années 1780 ne sait pas ce que c'est que le plaisir de vivre ». Mais que nous propose donc le musée des Arts Décoratifs que nous ne connaissons déjà ?
Une énième exposition de meubles alignés en bon ordre ou d'objets esseulés ou de costumes sortis des réserves ? Non, il s'agit cette fois de plonger littéralement dans l'intimité d'une demeure aristocratique du XVIIIème siècle avec ses maîtres, ses enfants, ses domestiques, ses animaux familiers, ses habitudes, ses décors, ses moments du lever au coucher, de l'intime au mondain, de la rue à l'hôtel, dans une évocation qui convoque le visuel, le sonore, l'olfactif. Oui, le musée a puisé dans la richesse de ses réserves pour vous faire partager le quotidien d'une « maisonnée » jouissant, il est vrai, d'un certain statut social mais qui nous a laissé en héritage quelques bribes de ce raffinement mâtiné de naturel. On s'en voudrait de dévoiler plus avant les détails qui habitent cette évocation délicate, authentique, qui rappelle avec une émouvante fidélité ce que fut ce siècle finissant. Une époque révolue où il était parfois de bon ton de parler légèrement des choses sérieuses et sérieusement des choses légères….
Mais avec quelle élégance !
(Conférencière Éloïse Le Bozec)
Musée Jacquemart André
Lundi 4 Mai à 9h
Mercredi 6 Mai à 9h et 9h20
Tarif : 28 €
RDV : 158 Bld Haussmann 75008 PARIS
Métro : Lignes 9, 13 Miromesnil ou St Augustin
Bus : 43
Quand l'Espagne baroque traverse l'Atlantique ! Grâce à des travaux d'importance à l’Hispanic Society of America, qui abrite une formidable collection de peinture du Siècle d'Or espagnol, nous pourrons aller admirer ce que la péninsule ibérique a produit de plus abouti à une époque où la dynastie Habsbourg est à son apogée. Tout concourt alors à une vitalité tant sur le plan économique qu’artistique.
L'empire colonial apporte des richesses qui permettent à de généreux mécènes d'encourager un art qui s'épanouit pleinement dans le contexte d'une Contre-Réforme qui règne sur les esprits et les institutions. Le baroque accompagne une spiritualité profonde qui s'exprime avec force mais aussi avec un certain naturalisme qui laisse entrevoir une sensibilité nouvelle. Cette exposition - exceptionnelle s'il en est -traduit aussi la passion de ce collectionneur américain, Archer Hilton Huntington – érudit et mécène - qui dédia sa vie à réunir les œuvres que nous pourrons admirer dans le cadre exceptionnel du musée Jacquemart-André.
Vélasquez, Le Greco, Zurbaran vous y attendent !
(Conférencier du musée)
Musée du Grand Palais
Mercredi 13 Mai à 15h
Tarif : 30 €
RDV :17 Avenue du Général Eisenhower 75008 Paris
Métro : Lignes 1, 9, 13 Franklin-D.-Roosevelt- Champs-Elysées-Clémenceau
Bus : 43-Saint Augustin-La Boétie - 45-Concorde
Il suffit de contempler un « Nu Bleu » de Matisse pour se convaincre « qu’il n’y a pas d’âge pour tout recommencer ». Cette exposition s’intéresse aux dernières années de création de Matisse, qui, à près de 80 ans, diminué, malade, se réinvente à travers les gouaches découpées, les formes libres, les couleurs pures et intenses. L’artiste se lance dans une aventure de la radicalité qui, loin de toute idée de rupture, renouvelle son œuvre, lui insufflant une jeunesse inattendue. Matisse nous offre grâce à de multiples supports et techniques – peintures, dessins, livres, textiles, vitraux – un formidable testament où règne une joyeuse liberté formelle. Plus de 300 œuvres sont rassemblées venues des États-Unis aussi bien que d’Europe. On retrouvera avec bonheur ses dessins pour la Chapelle de Vence – œuvre totale et mystique – et ce « jardin des formes et des couleurs » qui se déploie de salle en salle.
Il n’y a décidément pas d’âge pour se laisser gagner par l’énergie créative d’un vieil homme.
Conférencier Hilda Biancardi)
Mercredi 20 mai à 10H15
Tarif : 15 €
RDV : 5 rue du Moncel 60700 PONTPOINT
SNCF : Gare de Pont-Sainte-Maxence puis 20 minutes à pied à travers la ville.
Se plonger dans l'histoire de l'abbaye du Moncel c'est un peu relire encore et toujours les heurts et malheurs d'une histoire de France sans cesse recommencée. Elle débute en 1309 lorsque Philippe Le Bel, pour se faire pardonner par le pape ses exactions à l'encontre des Templiers, décide de fonder à Pontpoint, une abbaye de Clarisses qui prieront pour le Roi, sa famille et la France ! ... Les épreuves ne tardent pas à survenir avec la Guerre de cent ans et son cortège de sinistres malheurs, entre pillages, peste et jacqueries. Mais tel le phœnix, l'abbaye se relève toujours, protégée par les souverains, après moult incendies et attaques diverses. Le coup de grâce, fatal celui-là, viendra de la Révolution qui vend les bâtiments comme bien national. Au XIXème siècle les caves font le bonheur des marchands de vin. Les bâtiments à l'abandon retrouvent du service comme hôpital militaire en 14-18, comme prison pour les futurs déportés en 1940, et comme petit séminaire jusqu'en 1982. C'est alors que la longue errance prend fin lorsque le Club du Vieux Manoir s'intéresse à ce qui reste encore de cette abbaye royale. Soignée, sauvée, elle s'ouvre à une vie nouvelle.
Qui mieux que Nicolas notre guide conférencier d'Aquilon pouvait vous inviter à venir redécouvrir ce lieu si familier, si proche mais si mal connu.
(Conférencier Nicolas Bilot)
Musée D’art Moderne
Vendredi 22 Mai à 11h30
Mercredi 27 Mai à 11h30
Tarif : 28 €
RDV : 12-14 avenue de New York 75016 PARIS
Métro : Ligne 9 Alma-Marceau ou Iéna
Une improbable photo l'a rendue célèbre. Elle pose, nue, dans la baignoire du Führer à Munich. Tout est dit dans ce cliché, de sa vie, de son caractère, de sa carrière. Une vie en effet de femme moderne qui épouse les mouvements politiques et artistiques de son temps, s'affranchit des carcans et défie l'image traditionnelle de la guerre. Tour à tour mannequin, égérie, artiste surréaliste, photographe de mode, correspondante de guerre, elle semble conjurer une enfance difficile et nous invite, à travers cette exposition à poser un regard nouveau sur un parcours qui l'amène de New York à Paris, de l'Égypte à la France en guerre pour enfin se fixer en Angleterre. Audacieuse, elle participe au mouvement surréaliste en tournant pour Cocteau, en partageant la vie et le travail de Man Ray avec lequel elle conçoit la solarisation. Elle ouvre son propre studio, surprend par ses cadrages originaux. Un mariage éphémère l'amène en Égypte où elle rencontre Roland Penrose, son second mari. La guerre la trouve en Angleterre où pour Vogue elle illustre la Blietz Krieg avec une pointe d'humour noir. Son accréditation de « correspondant de guerre » pour l'armée américaine lui permet de suivre au plus près l'avancée des troupes alliées. Sidérée, ébranlée par les horreurs qu'elle y découvre, elle entre parmi les premiers reporters dans les camps de la mort. C'est en Angleterre qu'elle tentera de retrouver un semblant de sérénité auprès de sa famille et de ses amis artistes.
Quel parcours ! Cette pionnière estimait que « la personnalité du photographe, son approche importe davantage que son génie technique ».
Pourquoi privilégier l'une ou l'autre ? Lee Miller était douée des deux.
Conférencière Éloïse Le Bozec)
Institut du Monde Arabe
Mercredi 3 Juin à 10h45
Tarif : 20 €
RDV : Mohammed V 75005 PARIS
Métro :Ligne7 : Jussieu Ligne 10 : Cardinal Lemoine
Le temps a parfois le pouvoir d’épaissir les récits. Cette exposition arrive ainsi chargée d’une densité particulière, comme une réflexion longtemps mûrie avant de se livrer au regard.
L’Institut du monde arabe nous propose de redécouvrir l’une des plus anciennes villes encore habitées au monde, un nom qui semble contenir à lui seul la mémoire de la Méditerranée. Port dès la plus haute Antiquité, Byblos relia très tôt les rives de l’Égypte, de la Mésopotamie et du monde égéen. De là circulèrent le cèdre destiné aux pharaons, les récits, les croyances, et l’alphabet phénicien, appelé à se diffuser bien au-delà du Levant. La cité s’impose ici comme un carrefour fondateur, un lieu où se sont inventées des formes de commerce, de pouvoir et de langage.
La scénographie déploie près de 400 pièces d’exception : l’obélisque d’Abishemou, la mosaïque de l’enlèvement d’Europe, des trésors royaux, des offrandes de temples, des objets du quotidien. Les œuvres agissent comme des fragments de mémoires, faisant surgir navigateurs, marchands, rois et pharaons. Temps fort du parcours, les découvertes archéologiques les plus récentes sont présentées pour la première fois au public. Une nécropole de l’âge du Bronze, parvenue intacte – fait rarissime – éclaire d’un jour nouveau l’organisation sociale et économique de la cité. Byblos apparaît alors comme une permanence, une ville dont l’histoire se poursuit sans rupture. Une exposition attendue, précieuse, qui rappelle que certains lieux mythiques continuent de dialoguer avec le présent.
( Conférencier du musée )
Mercredi 10 Juin à 7h45
Départ à 8h Retour vers 19h30
Tarif : 65 €
RDV : Parking Car rue de la Mairie 60270 Gouvieux
Vous l'attendiez avec impatience, cette destination de notre sortie de fin d'année ! Mais rien jusqu'à ce jour n'avait filtré ! Voilà qui est fait et il est temps de vous dire tout sans déflorer le sujet cependant. Ce sera comme un retour aux sources, une visite aux origines de notre Grand Condé puisque c'est le château de Condé-en-Brie qui nous attend le 10 juin. Nous y serons reçus par les propriétaires eux-mêmes qui nous feront les honneurs de cette magnifique demeure toujours habitée. Nous aurons le privilège de visiter les grands appartements du château en leur compagnie puis nous serons initiés à l'art du sabrage suivie d'une dégustation d'un champagne de vignerons récoltant sur le domaine.
Le déjeuner sera pris à l’intérieur du château avant une après-midi consacrée à notre cher fabuliste Jean de la Fontaine en sa bonne ville de Château-Thierry. Musée, promenade sur les traces de celui qui a bercé notre enfance mais qui ne se contenta pas, loin s'en faut, de conter des histoires de bêtes. Nous découvrirons, lors d’une visite guidée, sa maison natale, transformée en musée depuis 1876 et tout juste restaurée, qui rend hommage à cet immense poète, familier de Chantilly, qu'il fréquentait en bonne compagnie ! Quant à la ville, elle vibre au nom du poète consciente de ce qu'elle doit à sa notoriété.
Nous arpenterons les ruelles pour découvrir l'histoire de l'homme derrière le poète et nous écouterons les anecdotes qui ont nourri son inspiration.
Belle journée en perspective que nous serons heureuses de partager avec vous pour conclure une année riche d'échanges et de découvertes !